Flottes au Maroc : l’envie d’électrifier à l’épreuve du réel
1 octobre 2026 12:00 | Lina B.
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Flottes au Maroc : l’envie d’électrifier à l’épreuve du réel

Actualité Mobilité Maroc :

  • 92 % des entreprises interrogées anticipent un parc stable ou en croissance dans les trois prochaines années.
  • 62 % ont intégré ou envisagent d’intégrer des motorisations électrifiées à leur flotte de voitures particulières.
  • Le manque de bornes reste un obstacle pour 61 % des entreprises.
  • 38 % souhaitent adopter ou développer la location longue durée à trois ans.
  • La connectivité progresse, mais l’exploitation des données reste en retrait.

Changer de motorisation ne suffit pas à transformer un parc automobile. Il faut aussi financer les véhicules, organiser leur recharge et savoir ce qu’ils coûtent à l’usage. C’est tout l’intérêt du baromètre 2026 consacré aux flottes au Maroc : derrière des intentions encourageantes, il révèle les décisions très concrètes qui attendent les entreprises.

Lamia bititi arval

Présentés à Casablanca lors d’un événement organisé par Arval Maroc avec Bamotors Maroc, importateur et distributeur exclusif de Kia, les résultats proviennent d’une enquête de l’Arval Mobility Observatory menée avec Ipsos. Elle porte sur 10 157 décideurs dans 33 pays, dont 301 au Maroc. Une photographie des pratiques et des projets des entreprises interrogées, avec un horizon de trois ans pour plusieurs indicateurs.

Les flottes au Maroc se projettent dans la croissance

eric fulcheri arval maroc

Le premier enseignement est la confiance. Parmi les entreprises sondées, 92 % prévoient de maintenir ou d’agrandir leur flotte, et 47 % envisagent précisément une augmentation. Le baromètre relie cette perspective au développement de leur activité. La voiture d’entreprise conserve donc une place importante dans leurs projets.

La façon de la financer évolue également. Aujourd’hui, 18 % des entreprises font de la location longue durée leur principal mode de financement. À trois ans, 38 % déclarent vouloir l’adopter ou la développer. Les deux chiffres mesurent des réalités différentes : une pratique actuelle d’un côté, une intention de l’autre. Ils indiquent néanmoins l’intérêt porté à cette formule pour accompagner l’évolution des parcs.

L’électrification avance avec la recharge en point de passage

cedric veau kia maroc 2026 Arval Maroc

Sur les motorisations, le mouvement est visible : 62 % des entreprises ont déjà intégré ou prévoient d’intégrer des technologies électrifiées à leurs voitures particulières dans les trois prochaines années. Ce taux réunit donc les entreprises déjà engagées et celles qui envisagent de le devenir.

L’hybride affiche le potentiel de croissance le plus élevé, à 29 %, devant le 100 % électrique à 23 % et l’hybride rechargeable à 19 %. L’électrification se dessine ainsi par plusieurs voies, avec des contraintes d’utilisation différentes selon la technologie retenue.

Pour les véhicules à brancher, la recharge reste un sujet décisif. 61 % des entreprises citent le manque de bornes comme obstacle, tandis que 86 % ont mis en place une stratégie de recharge ou prévoient de le faire. Choisir une voiture et prévoir comment elle sera rechargée deviennent deux décisions indissociables.

Cette évolution donne aussi un éclairage sur l’offre présentée par Kia lors de l’événement. Avec les EV3, EV5, EV6, EV9 et PV5, la marque couvre des besoins allant du SUV compact à l’utilitaire électrique. L’enjeu est d’accompagner aussi bien les particuliers que les entreprises dans cette transition, avec une gamme adaptée à plusieurs usages.

Le coût et les données donnent la mesure du changement

kia ev3 Maroc

La transition se joue aussi dans la gestion quotidienne. Le baromètre indique que 45 % des entreprises disposent d’outils télématiques, mais que seulement 11 % exploitent véritablement les données. Parmi les entreprises équipées, 51 % souhaitent les utiliser prochainement. Installer la technologie constitue une étape ; en faire un outil de décision reste un chantier.

La maîtrise du coût total de détention, c’est-à-dire le coût du véhicule sur sa durée d’utilisation, demeure le premier défi identifié, à 34 %. Les objectifs environnementaux sont, eux aussi, en cours de construction : 11 % des entreprises ont défini des objectifs ciblés de décarbonation et 24 % y travaillent.

Enfin, 47 % ont mis en place ou envisagent un budget mobilité pour leurs salariés. Le sujet dépasse donc le seul choix d’une voiture. Pour les entreprises marocaines, la prochaine étape sera de rendre ces intentions opérationnelles : un financement cohérent, une recharge organisée et des données réellement utiles à la gestion du parc.

Questions fréquentes sur le baromètre Arval 2026

baromètre Arval 2026

Combien d’entreprises ont été interrogées au Maroc ?

L’enquête menée avec Ipsos a interrogé 301 décideurs de flottes au Maroc, sur un total de 10 157 dans 33 pays.

Les 62 % correspondent-ils à des flottes déjà électrifiées ?

Non. Ce chiffre regroupe les entreprises qui ont déjà intégré des motorisations électrifiées à leur flotte de voitures particulières et celles qui prévoient de le faire dans les trois prochaines années.

Quel obstacle à l’électrification ressort du baromètre ?

Le manque de bornes est cité comme obstacle par 61 % des entreprises. Par ailleurs, 86 % ont mis en place une stratégie de recharge ou envisagent de le faire.